L’impression 3D est une technique permettant de fabriquer des objets solides à partir d’un modèle numérique, on parle de prototypage rapide.

      L’impression 3D existe grâce aux premières machines de fabrication à commande numérique (CNC). Elles sont nées dans les années 50. Il s’agissait alors principalement de tours et de fraiseuses, mais qui étaient destinées à la production et non au prototypage.

      Au fil de l’évolution dans les années 60 un langage normalisé de pilotage de machines à commandes numériques  est inventé pour ce type de machines  :.Le G-Code

      Contrairement aux machines-outils traditionnelles, ce type de machine construit les objets par ajout de matière et non par retrait (c’est la fabrication additive*). On peut donc fabriquer directement un objet à partir d’un modèle 3D, sans préoccupation du parcours de l’outil, sans moule, et donc créer (relativement) rapidement des formes complexes et impossibles à fabriquer autrement.

      16 juillet 1984, 1er brevet sur l’impression 3D est déposé par Jean-claude André (CNRS) (, Alain le Méhauté Alcatel)et Olivier de Witte (Cilas) . La même année, aux Etats-Unis, le 1er août 1984, Chuck Hull dépose également un brevet sur la technique SLA (StéréoLithographie Apparatus) et créé la société 3D Systems. A la même époque, la société Stratasys dépose un brevet sur le procédé FDM *(Fused Deposition Modeling) qui consiste à construire un objet à partir de plastique fondu et extrudé en couches successives.

      Le format STL* est d’ailleurs créé à cette occasion dans cette entreprise. C’est un format de fichier 3D qui décrit la surface d’un objet, et qui est actuellement le fichier le plus utilisé en impression 3D.

      1995, c’est la technologie d’impression 3D métallique ou DMLS (Direct Metal Laser Sintering) qui fait son apparition. La technologie est similaire à celle du frittage laser sélectif mais adaptée au métaux, avec un laser encore plus puissant.

      2003, la société MCor technologies présente un nouveau procédé, le 3DPP (3D Paper Printing). L’impression 3D utilise du papier de format A4 agrégé en couches successives avec une colle spéciale, et couplé avec une lame en pointe de tungstène pour couper la forme.

      Tous ces systèmes utilisés par les entreprises restent assez coûteux (en machines, comme en consommables), Tout particulier ne peut acquérir de tel équipements.

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       Le projet RepRap.org est initié en 2005 (ouverture du blog.reprap.org en mars 2005) par Adrian Bowyer, docteur en Tribologie (la science du frottement) et professeur à l’université de Bath en Angleterre. Il travaille spécifiquement sur l’autoréplication en ingénierie, issue de la biomimétique*.
L’objectif du projet RepRap est de développer une machine de prototypage rapide capable d’imprimer des objets en plastique, financièrement et techniquement accessible à tous. On peut fabriquer soi-même cette machine grâce à une documentation internet dédiée qui se déploie via de nombreux sites, wikis*, blogs, forums.
       Cette machine rend la technologie du prototypage rapide accessible à un plus large public, elle permet à des non-spécialistes de s’approprier cet outil, jusqu’alors réservé aux industriels, et de pouvoir ainsi la réparer, la modifier et l’adapter à de nouveaux usages. Elle engage dans ce domaine une autre manière d’envisager la fabrication numérique et initie une mutation au moins aussi vaste que celle apportée par les systèmes d’exploitation et les logiciels libres dans l’univers informatique.

       Été 2007 — La 1ère Imprimante de type  RepRap  la “Darwin” est terminée et opérationelle…

et voilà pourquoi vous là 😉